Que faire si .....Contact avec un COVID +

 

Covid-19 : qu’est-ce qu’un cas contact ?

 

“Personne contact” : quelle définition ?

Un cas contact est, comme son nom le suggère, une personne qui a été au contact d’un cas positif, d’un individu qui a reçu un diagnostic positif pour la Covid-19, infection par le coronavirus Sars-CoV-2.

Mais est-on systématiquement cas contact même si l’on a vu la personne testée positive de façon très brève, en extérieur, ou avec toutes les protections possibles (masque, visière, distanciation…) ? Fort heureusement, croiser brièvement une personne malade dans la rue ne signifie pas à être immédiatement déclaré comme “cas contact”, et d’autant moins si l’on porte un masque.

Sur son site internet, l’Assurance maladie, qui se charge d’appeler rapidement les personnes contact, détaille ce qu’elle entend par “personne contact”. Il s’agit d’une personne qui, “en l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact (hygiaphone ou autre séparation physique comme une vitre ; masque chirurgical ou FFP2 porté par le cas ou par la personne contact ; masque grand public fabriqué selon la norme Afnor ou équivalent porté par le cas et la personne contact)” :

 

  • a partagé le même lieu de vie que le cas confirmé ou probable ;
  • a eu un contact direct avec un cas, en face à face, à moins d’1 mètre, quelle que soit la durée (exemples : conversation, repas, flirt, accolades, embrassades). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace ne sont pas considérées comme des personnes contacts à risque ;
  • a reçu des actes d’hygiène ou de soins par la personne atteinte, ou lui en a prodigué ;
  • a partagé un espace confiné (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel, taxi…) pendant au moins 15 minutes avec un cas, ou étant resté en face à face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement ;
  • est élève ou enseignant de la même classe scolaire (maternelle, primaire, secondaire, groupe de travaux dirigés à l’université).

Notons ainsi que le premier critère au sujet d’un cas contact est l’absence du port du masque de protection. En cela, Jean Castex ne serait pas à proprement parler un cas contact, puisqu’il portait un masque pendant toute la durée de son échange avec le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, qui était lui aussi masqué. 

Que se passe-t-il quand on a été en contact avec une personne malade du Covid-19 ?

11 septembre 2020 (Source Ameli.fr)

  

Si l’on a été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, il est recommandé, pour se protéger et protéger les autres, de suivre les consignes suivantes :

POURQUOI S’ISOLER ?

L’isolement est recommandé pour éviter de contaminer ses proches et d’autres personnes même quand on n’a pas de signes de la maladie. En effet, il est possible d’être contagieux 48 heures avant l’apparition des signes, ou encore d’être infecté sans avoir de signes de la maladie. L’isolement permet ainsi d’éviter de contaminer ses proches sans le savoir et de mieux contrôler l’épidémie.

QUAND PASSER LE TEST ?

Le test est réalisé à partir d’un prélèvement nasal (dans le nez). Il n’y a pas besoin d’ordonnance : l’Assurance Maladie informe directement les laboratoires qui peuvent réaliser le test et il suffit à la « personne contact » de présenter un document d’identité qui permettra au laboratoire de retrouver son nom au sein du répertoire des personnes contact. Le test est pris en charge à 100 %.

Le moment où il faut passer le test dépend des situations.

Si l’on a des signes de la maladie

Si l’on présente des symptômes ou si les symptômes apparaissent pendant les 7 premiers jours de l’isolement, il faut se faire dépister immédiatement et rester isolé jusqu’au résultat du test.

Si l’on n’a pas de signes et que l’on vit sous le même toit que la personne malade

Même si l’on ne présente pas de symptômes, si l’on partage le domicile d’une personne malade, on doit faire un test tout de suite.

Si l’on n’a pas de signes mais que l’on ne vit pas sous le même toit que la personne malade

Si l’on ne présente pas de symptômes, on doit rester isolé et attendre au moins 7 jours après le dernier contact avec la personne malade avant de faire le test.  Il est inutile de le faire avant cette date car s’il est réalisé trop tôt, il peut être négatif même si vous êtes infecté (phase d’incubation). Une fois le test réalisé, on doit rester isolé jusqu’au résultat.

TEST POSITIF OU TEST NÉGATIF : QUE FAIRE ENSUITE ?

Si le résultat du test est positif

Si le test est positif, il faut prendre contact avec son médecin et suivre ses consignes. La personne doit rester isolée et surveiller son état de santé. L’Assurance Maladie va l’appeler pour identifier les personnes avec qui elle a été en contact rapproché sans masque (personnes vivant sous le même toit, collègues de bureau…).

L'isolement doit durer au moins 7 jours et s’arrêter après disparition des derniers symptômes, et au plus tôt 48 heures après la disparition de la fièvre.

La fin de la période d’isolement doit s’accompagner, durant les 7 jours pleins suivants, du port du masque chirurgical et du strict respect des mesures barrières et de la distanciation physique.

Pour les cas confirmés asymptomatiques, l’isolement de 7 jours pleins débutera à partir du jour du prélèvement positif. En cas de survenue de symptômes, la période d’isolement devra être rallongée de 7 jours à partir de la date d’apparition des symptômes.

Si le résultat du test est négatif

Les membres du foyer qui ne sont pas séparés du cas doivent rester en isolement jusqu’à la guérison du malade et encore 7 jours pleins ensuite.

Chez une personne contact à risque, la période d’isolement est de 7 jours pleins en cas de test RT-PCR négatif à 7 jours du dernier contact avec le cas.

Qui contacter ?

Pour toute question sur son état de santé, il faut appeler directement son médecin. Si l’on est seul ou inquiet, on peut contacter le 0800 130 000 (appel gratuit). Pour les démarches auprès de l’Assurance Maladie, les services en ligne sont à privilégier en cette période de crise sanitaire.

 

 

Quelle procédure pour obtenir un arret de travail ?  (depuis le 3 octobre 2020)

Dans le contexte que vous connaissez de recrudescence de l'épidémie de COVID-19, l'enjeu du renforcement de la stratégie « Tester - Tracer - Isoler » est absolument primordial.
Comme vous le savez, pour casser les chaînes de contamination, l'identification rapide et l'isolement des cas contact à risque est un enjeu fondamental. 
Pour s'assurer du bon respect de la période d'isolement des cas contact à risque, un arrêt de travail dérogatoire peut s'avérer nécessaire lorsque le télétravail n'est pas possible. 
Comme elle s'y est employée depuis le début de cette crise sanitaire, l'Assurance Maladie fait évoluer ses services afin de vous accompagner au mieux ainsi que vos patients.
Ainsi, à compter du 03 octobre, les cas contact à risque pourront demander directement sur le site declare.ameli.fr un arrêt de travail dérogatoire en ligne pour la durée préconisée pour leur isolement.
Cette possibilité s'appliquera aux arrêts initiaux comme aux éventuelles prolongations. 
Avant de procéder au versement des indemnités journalières, l'Assurance Maladie vérifiera que l'assuré est bien connu en tant que cas contact à risque.

 

L’isolement rapide des cas contacts est un élément essentiel de la stratégie pour contenir l’épidémie de COVID-19. Depuis le 3 octobre, ceux identifiés par l’Assurance maladie et qui ne peuvent pas télétravailler peuvent désormais déclarer un arrêt de travail par internet. Ce service est accessible sur le site https://declare.ameli.fr/, il est également disponible sur smartphone.

L’arrêt de travail dure 7 jours et débute à la date à laquelle l’Assurance maladie a contacté la personne pour l’inviter à s’isoler et à réaliser un test. Pour ceux qui se seraient spontanément isolés avant cette date, l’arrêt peut être rétroactif dans la limite de 4 jours. Si le résultat du test n’est pas disponible à l’issue de l’arrêt initial, l’assuré peut en demander la prolongation dans la limite de 7 jours supplémentaires.

Bien entendu, l’Assurance maladie vérifiera qu’elle a notifié l’assuré d'être un cas contact. En cas d’accord pour son arrêt de travail, elle lui délivrera une attestation valant arrêt de travail dérogatoire, pouvant être présentée à l’employeur. Les adhérents au compte Ameli la recevront rapidement dans leur compte, les autres par voie postale, ce qui demandera plus de temps (« plusieurs jours », indique l’Assurance maladie).

Attention ! Ce service n'est pas ouvert aux personnes ayant été testées positives au COVID-19 : elles relèvent d'un arrêt de travail prescrit par un médecin.

En outre, il ne s’applique pas aux personnels soignants. « Sont considérés comme soignants les professionnels de santé ainsi que les salariés des établissements de santé et des établissements médico-sociaux qui sont au contact direct des personnes accueillies ou hébergées pour leur apporter des soins ou une aide à l'accomplissement des actes de la vie quotidienne. » Leur situation doit être examinée au cas par cas, en lien avec le médecin du travail.